Jeudi 21 août 2008

Cette filiale d’AIR France revient de loin.

Largement déficitaire en 1995-1996 (30 millions d’€ de perte pour un CA de 300 millions d’€), AIR France avait dû lourdement recapitaliser l’entreprise de 45 millions d’€.
Ne voyant pas de perspective stratégique valable pour cette filiale au sein du groupe, Air France se résout fin 1997 à chercher un repreneur. La banque d’affaire mandatée ne trouve à l’époque aucun candidat.

Air France décide alors en mai 1998 de céder la société aux salariés.
Les conditions sont les suivantes : Air France reprend 50 salariés (sur environ 300), réinjecte 2 millions d’€ pour la modernisation du système informatique de JET TOURS, abandonne 12 millions d’€ de créance avec clause de retour à meilleure fortune.
De leur côté, les salariés reprennent la société pour 1 €, y injectent 37.500 €, l’ancien manager devenu PDG se réservant 33% du capital, les 2 autres 1/3 étant respectivement pris par les autres dirigeants et l’ensemble des autres salariés.

Très vite, les salariés convainquent TCR EUROPE, fonds d’investissement et PACHA TOURS, voyagiste, d’investir chacun 1,5 Million d’€, pour environ 1/3 du capital chacun.
De facto, la valeur de la société passe déjà de 37.500 € à 4,5 millions d’€.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là.
Un an plus tard, la société est à nouveau cédée, cette fois par les anciens salariés et leurs autres actionnaires investisseurs, au Club Méditerranée, dirigé à l’époque par Philippe Bourguignon, pour ……. 64 millions d’€ !
René-Marc CHIKLI a gagné au passage 6,4 millions d’€ avant impôt.
Les autres dirigeants se sont répartis la même somme et certains salariés ayant investi quelques centaines d’€ se sont retrouvés avec l’équivalent d’une année de salaire.
Quant aux 2 fonds d’investissement … 18 millions d’€ pour 1,5 Million investi !
18 fois la mise pour eux, 56 fois pour les salariés. Qui dit mieux ?

Qu’en est-il aujourd’hui ?
Après 10 ans de vie au sein du Club Med, les dirigeants parmi lesquels Henri Giscard D’Estaing ont modifié les perspectives stratégiques et décidé de se séparer de Jet Tours pour la céder à Thomas Cook, producteur et distributeur de voyages, pour un prix quasi équivalent à celui de la date d’achat.

A méditer ....

par Frédéric TAVERA publié dans : PETITES HISTOIRES D'ENTREPRISES
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Jeudi 21 août 2008

Ces organismes unicellulaires sont utilisés pour produire facilement et à coût réduit des protéines demandées par les secteurs de la pharmacie, des cosmétiques et de l’agro-alimentaire. A terme, la société proposera en 2010 ses premiers traitements thérapeutiques, notamment pour l’aquaculture, à base d’anticorps monoclonaux, de peptides antimicrobiens, avant de passer à l’échelle industrielle en 2012.
Une nouvelle société a été créée, avec un entrepreneur majoritaire et 2 chercheurs de l’IFREMER à l’origine de la technologie, qui possèdent le solde du capital. Son capital a été porté à 100.000 € et 800.000 € supplémentaires devraient être levés dans les mois qui viennent.
LE CA 2008 devrait s’élever à 250.000 €.

A partir d’un article de Fabienne PROUX, paru dans www.latribune.fr du 16 juin 2008

par Frédéric TAVERA publié dans : CRENEAUX
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Jeudi 21 août 2008

Certaines algues seraient capables de produire de l’oxygène et de l’hydrogène gazeux. Tel est le cas de la micro-algue Chlamydomonas reinhardti. Selon Olivier Vallon[1], elle serait capable :
- d’une part, comme toutes les plantes, de casser les molécules d’eau et de les séparer en oxygène, protons et électrons, ces derniers étant transférés à une molécule nommée ferrédoxine, qui servira à la synthèse des sucres.
- d’autre part, et cela la distingue, de recombiner les électrons déposés sur la ferrédoxine avec les protons pour produire du gaz hydrogène. Une enzyme nommée hydrogénase est utilisée à cette fin. Le gaz produit servira à alimenter les cellules à combustible des futures voitures électriques.

Mise en condition, cette micro-algue est donc capable de produire oxygène ou hydrogène gazeux.
Elle sera aussi utilisable pour produire des molécules à haute valeur ajoutée ou pour développer la connaissance du génome.

[1] Directeur de recherche au CNRS, institut de biologie physico-chimique

A partir d’un article de Yan de Kerorguen, paru dans www.latribune.fr du 13 février 2008

par Frédéric TAVERA publié dans : CRENEAUX
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Jeudi 21 août 2008

INTEL (1968)
La saga démarre quand trois docteurs en physique-chimie –Gordon Moore, Robert Noyce et Andrew Grove- quittent le fabricant de circuits intégrés Fairchild Semiconductors pour fonder leur entreprise.
3 ans plus tard, entrée au Nasdaq.
Les années ’70 sont concentrées sur le développement de mémoires, notamment DRAM et Flash.
La société a surtout su habilement mêler travail sur la technologie et détection de potentiels de marchés. Des choix stratégiques pertinents ont fait la suite : choix de l’industrie du PC dans les années ’80 avec la ligné des X86, choix de ne pas licencier la technologie 386, campagne de marque avec Intel inside et le Pentium…

CUIL (1er semestre 2008)
4 salariés ont quitté GOOGLE pour lancer le moteur de recherche CUIL.
L’innovation proposée : plus de résultats, amélioration de la pertinence, présentation résumée du contenu des occurrences…
A suivre.

par Frédéric TAVERA publié dans : INNOVATION
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